
Le Japon met à jour les exigences de déclaration des dangers au titre de la CSCL pour les nouvelles substances chimiques
Mis à jour le
Actualités en bref
Le 30 octobre 2025, le ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI), le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales (MHLW) et le ministère de l’Environnement (MOE) ont publié conjointement la dernière notification concernant les obligations de déclaration des dangers en vertu des paragraphes 1 et 2, de l’article 41 de la Loi sur le contrôle des substances chimiques (CSCL).
Cette notification vise à renforcer davantage la gestion des risques liés aux nouvelles substances chimiques.
Quelles sont les nouvelles exigences de déclaration des dangers au titre de la CSCL ?
Détails de la notification
En vertu de l’article 41 de la CSCL, les fabricants ou importateurs sont tenus de soumettre un rapport aux ministres du METI, du MHLW et du MOE dans un délai de 60 jours suivant l’obtention d’informations indiquant que les substances chimiques qu’ils manipulent présentent une persistance, une bioaccumulation ou une toxicité pour les êtres humains, les animaux ou les plantes.
Bien que le paragraphe 1 de l’article 41 concerne les substances existantes, cette notification met l’accent sur les obligations de déclaration des dangers prévues au paragraphe 2 de l’article 41 pour les catégories suivantes de nouvelles substances chimiques :
Exemption pour les petits volumes (SVE)
Polymères peu préoccupants (PLC)
Exemption pour les faibles volumes (LVE)
Nouvelles substances chimiques en cours d’examen (notification standard)
En raison de leur processus d’approbation et d’examen préalable à la mise sur le marché, les nouvelles substances chimiques ne sont pas soumises aux dispositions du paragraphe 1, article 41. Toutefois, les conditions d’approbation de ces substances exigent qu’elles ne présentent aucun danger pour la santé humaine ou l’environnement écologique. Si les entreprises découvrent des informations indiquant des propriétés dangereuses, cela suggère que les conditions applicables à leur fabrication ou à leur importation pourraient ne plus être remplies.
Cette notification exige explicitement des entreprises qu’elles déclarent toute nouvelle information relative aux dangers découverte concernant des nouvelles substances chimiques approuvées ou en cours d’examen.
Répartition des responsabilités
La notification clarifie également la répartition des responsabilités en cas de fabrication ou d’importation sous contrat :
La partie contractante (par exemple, les fabricants étrangers) et la partie sous-traitante (par exemple, les importateurs japonais) partagent la responsabilité conjointe de la déclaration des informations relatives aux dangers.
Les entreprises chargées de la fabrication ou de l’importation sous contrat doivent maintenir une communication efficace avec la partie contractante afin d’assurer un partage rapide des informations. La partie sous-traitante est responsable du respect des obligations de déclaration auprès du gouvernement japonais.
Pour les informations relatives aux dangers qui auraient dû être déclarées mais qui n’avaient pas été soumises au 26 décembre 2025 (sur la base de la date de réception), les entreprises concernées chargées de la fabrication ou de l’importation sous contrat peuvent soumettre des déclarations complémentaires aux trois ministères avant cette échéance.
Le non-respect des obligations, notamment l’absence de déclaration ou la soumission de fausses informations, peut entraîner des amendes pouvant atteindre 200,000 yens.
Pourquoi la déclaration des dangers est-elle essentielle ?
Le système de déclaration des dangers joue un rôle essentiel dans le cadre japonais d’évaluation des risques et de réglementation des substances chimiques. La déclaration proactive permet aux autorités de :
recenser les risques potentiels associés aux substances chimiques.
déterminer si une substance nécessite une évaluation prioritaire ou des mesures réglementaires supplémentaires.
Principaux points à retenir pour les entreprises
REACH24H conseille aux entreprises de suivre attentivement les mises à jour publiées sur les sites officiels du METI et des autres autorités compétentes. Il est essentiel de se tenir informé des dernières exigences de la CSCL et de les respecter afin d’éviter les sanctions et d’assurer la continuité des activités. Nous continuerons à suivre les informations pertinentes et à partager les mises à jour en temps utile.
Pour plus d’informations ou pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse customer@reach24h.com.
