
Le Canada consulte sur la notification obligatoire des matériaux au contact des aliments et une base de connaissances publique
Mis à jour le
ACTUALITÉ RÉGLEMENTAIRE | CANADA MATÉRIAUX AU CONTACT DES ALIMENTS
Santé Canada sollicite des avis sur un cadre proposé qui pourrait compléter et transformer sensiblement le modèle actuel d’examen préalable à la commercialisation, largement volontaire, en renforçant les attentes en matière de notification et de disponibilité des données dans la chaîne d’approvisionnement des emballages alimentaires.
Statut réglementaire : Consultation publique ; la date limite des commentaires pour la première phase est le 9 octobre 2026. Le cadre de notification n’a pas été adopté.
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Points essentiels
Santé Canada propose une notification en ligne pour les matériaux au contact des aliments utilisés avec des denrées vendues au Canada.
La proposition pourrait couvrir les composants en contact direct, les composants dont des substances chimiques peuvent migrer vers les aliments et les articles de restauration vendus avec des aliments préparés.
Les questions concernant le responsable de la notification, le moment de la notification, le format des données, le traitement des informations confidentielles et la forme juridique définitive restent soumises à consultation.
De même, une base de connaissances publique, un examen fondé sur les risques et une période de transition d’environ cinq ans sont envisagés.
Le cadre canadien actuel de conformité des emballages alimentaires
L’article B.23.001 du Règlement sur les aliments et drogues (FDR) interdit la vente d’aliments dans un emballage susceptible de leur transmettre une substance nocive. L’article 4 de la Loi sur les aliments et drogues interdit également la vente d’aliments contenant des substances toxiques ou nocives.
Pour la plupart des matériaux d’emballage alimentaire courants, une évaluation préalable à la commercialisation par Santé Canada est actuellement volontaire. Les fabricants, fournisseurs, formulateurs et transformateurs peuvent soumettre un matériau, un article fini ou un constituant individuel à une évaluation de sécurité chimique. Si Santé Canada émet un avis favorable sur l’usage proposé, il peut délivrer une lettre de non-objection (LONO). Une LONO est un avis consultatif et non une autorisation juridique ; elle ne transfère pas à l’autorité la responsabilité du vendeur en matière de conformité.
Ce que propose Santé Canada
1. Notification obligatoire via un portail en ligne
Santé Canada propose que les informations sur les matériaux au contact des aliments utilisés pour des denrées vendues au Canada soient transmises via un portail en ligne. Le périmètre proposé comprendrait :
les parties d’emballages alimentaires finis en contact direct avec les aliments ;
les parties sans contact direct, mais pouvant contenir des substances chimiques susceptibles de migrer vers les aliments ; et
les articles de restauration vendus avec des aliments préparés, tels que les contenants, pailles et ustensiles.
Les composants d’emballage séparés des aliments par une barrière imperméable efficace ne seraient pas soumis à notification selon la proposition. Les notifications devraient inclure la composition chimique de toutes les substances présentes dans le matériau au contact des aliments et des informations sur sa distribution prévue au Canada. Toutefois, le format définitif des données, les exigences techniques et les modalités de confidentialité n’ont pas encore été établis.
2. La responsabilité pourrait incomber à différents acteurs de la chaîne d’approvisionnement
Santé Canada n’a pas déterminé qui devrait déposer la notification. Les options étudiées incluent le fabricant de l’emballage alimentaire fini ou son mandataire, le fabricant canadien de denrées, le propriétaire de la marque, l’importateur canadien ou le détaillant alimentaire. Le moment de la notification reste également ouvert : Santé Canada envisage une notification avant la distribution au Canada ou dans un délai défini après l’arrivée du produit sur le marché.
3. Une base de connaissances publique et continuellement actualisée
Santé Canada souhaite créer une base de connaissances publique consignant les résultats des évaluations de sécurité des emballages alimentaires. Son contenu initial pourrait s’appuyer sur les évaluations LONO déjà réalisées, sur des décisions d’autres territoires pertinentes dans le contexte canadien et sur des évaluations de sécurité chimique menées dans le cadre du Plan de gestion des produits chimiques du Canada.
Les informations soumises seraient comparées à la base de connaissances. Si le matériau, la composition chimique et les conditions d’utilisation correspondent à une entrée existante, le notifiant pourrait s’attendre à recevoir un numéro de notification et une LONO abrégée. En l’absence d’entrée correspondante, ou si les conditions d’utilisation prévues sortent du champ d’une entrée existante, Santé Canada engagerait une évaluation. Après une évaluation favorable, la base pourrait être modifiée et le notifiant pourrait recevoir un numéro de notification et une LONO.
4. Un examen fondé sur les risques et une éventuelle liste positive
Santé Canada envisage une procédure graduée fondée sur les risques pour les évaluations et les modifications de la base de connaissances. Le cadre détaillé d’évaluation devrait faire l’objet d’une consultation ultérieure.
La forme juridique reste également indéterminée. Une option serait un modèle administratif reposant sur des orientations. L’autre consisterait à inscrire le système dans la réglementation sous forme de liste positive à laquelle les matériaux au contact des aliments devraient se conformer. Si le Canada retient finalement cette approche, les substances devraient être inscrites et utilisées dans les catégories de matériaux, conditions d’utilisation, limites de migration ou autres restrictions applicables. Ce serait un changement important par rapport au cadre actuel, essentiellement fondé sur la responsabilité du vendeur en matière de sécurité et sur les demandes volontaires de LONO.
Calendrier proposé
Les dates ci-dessous décrivent le programme de consultation et d’élaboration des politiques présenté dans le document de consultation. Il ne s’agit pas de dates de mise en œuvre ou de contrôle de l’application d’une règle définitive.
| Date / Période | Étape prévue |
|---|---|
| 9 octobre 2026 | Date limite des commentaires pour la première consultation publique. |
| Novembre 2026–janvier 2027 | Deuxième consultation publique prévue. |
| D’ici au printemps 2027 | Examen interne prévu des recommandations relatives à un cadre obligatoire pour les emballages alimentaires, sous réserve des résultats de la consultation. |
| Après l’examen interne | L’élaboration de la réglementation pourrait commencer selon la ou les options retenues. D’autres consultations et des ajustements du programme suivraient, le cas échéant. |
| Environ cinq ans | Période de transition proposée pour alimenter la base de connaissances, stabiliser les procédures et permettre aux parties prenantes de s’adapter. Elle ne commencerait qu’après l’établissement du cadre. |
Impact potentiel sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire et des emballages
Si elle est mise en œuvre, la proposition pourrait orienter la surveillance canadienne des emballages alimentaires vers un modèle combinant notification de mise sur le marché, rapprochement avec la base de connaissances et évaluation réglementaire si nécessaire.
Toutefois, quelle que soit la forme définitive du nouveau cadre, les responsabilités existantes des entreprises en matière de sécurité resteront inchangées. Les détaillants alimentaires et les fabricants en aval resteront responsables de la conformité des denrées et de leurs emballages aux exigences de sécurité applicables et de la prévention de la migration de substances nocives des emballages vers les aliments.
Pour les acteurs du secteur, les principales difficultés liées au cadre proposé pourraient notamment être les suivantes :
Une transparence accrue sur la composition. Des structures complexes peuvent nécessiter la circulation, dans la chaîne d’approvisionnement, d’informations sur les monomères, additifs, revêtements, encres, adhésifs, couches de liaison et autres composants. Les entreprises doivent anticiper la protection de la confidentialité tout en permettant l’évaluation réglementaire.
Des effets possibles sur la planification des lancements. Si un matériau au contact des aliments ou son usage prévu ne correspond pas à la base de connaissances, une évaluation de Santé Canada pourrait être déclenchée. La disponibilité des données et les délais d’évaluation pourraient devoir être pris en compte plus tôt dans le développement et la commercialisation des produits.
Des preuves de sécurité plus structurées. Selon le matériau et l’usage, les entreprises pourraient avoir besoin de données de composition, de preuves de migration ou d’extraction, d’informations sur l’exposition et de justifications toxicologiques. Les exigences exactes du cadre proposé restent à définir : les essais ne devraient donc être planifiés qu’après un examen de l’applicabilité et des données manquantes.
Ce que les entreprises peuvent faire dès maintenant
Les acteurs du secteur peuvent commencer à se préparer en établissant des inventaires complets des compositions des matériaux et des informations sur les fournisseurs, tout en se référant aux listes positives des matériaux au contact des aliments et aux exigences réglementaires des principaux territoires, notamment l’UE et les États-Unis, afin de renforcer la gestion de la sécurité des matériaux au contact des aliments. Ces mesures proactives aideront les entreprises à mieux se préparer et à traiter en temps utile les impacts potentiels du cadre proposé sur la conformité des produits et la gestion de la chaîne d’approvisionnement.
Comment REACH24H peut vous accompagner
L’équipe de REACH24H spécialisée dans les matériaux au contact des aliments accompagne la conformité réglementaire sur plusieurs marchés, dont le Canada. Nous allons continuer à suivre de près les consultations de Santé Canada et les travaux ultérieurs d’élaboration du cadre, en fournissant des mises à jour régulières sur les évolutions réglementaires et les exigences de conformité des emballages alimentaires au Canada.
Sources officielles et primaires
Santé Canada – Consultation sur les emballages alimentaires (août 2026)
Santé Canada – Exigences d’information pour les demandes relatives aux emballages alimentaires
Santé Canada – Processus d’évaluation des matériaux d’emballage
Site Web de la législation du ministère de la Justice – Règlement sur les aliments et drogues
Ressource connexe de REACH24H

Rédigé par
REACH24H FCM Compliance Team
REACH24H
L’équipe de REACH24H chargée des matériaux au contact des aliments (FCM) est spécialisée dans la conformité réglementaire mondiale des matériaux au contact des aliments et des matériaux recyclés. Couvrant des marchés tels que la Chine, les États-Unis, l’UE, le Canada et le MERCOSUR, nous disposons de plus de 10 ans d’expérience éprouvée dans les demandes relatives aux nouvelles substances et d’une connaissance approfondie des exigences propres à chaque catégorie. Nos services couvrent l’ensemble du cycle de vie des produits, des matières premières, des demandes relatives aux nouveaux ingrédients et des produits intermédiaires jusqu’à la conformité du produit fini.
